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Au moins huit migrants retrouvés morts de soif dans le désert au Niger


Une jeune fille marche dans le desert près de la ville de Agadez, Niger, le 25 mai 2015.
Une jeune fille marche dans le desert près de la ville de Agadez, Niger, le 25 mai 2015.

Au moins huit migrants, dont cinq enfants, ont été retrouvés morts dans le désert nigérien, alors qu'ils tentaient de se rendre en Algérie voisine, devenue une destination privilégiée pour les migrants subsahariens, a indiqué mardi une source sécuritaire nigérienne.

"Ces migrants sont morts de soif en route pour l'Algérie. Ils sont au nombre de huit: un homme, deux femmes et cinq enfants", a précisé à l'AFP cette source sécuritaire basée à Arlit (nord du Niger), proche de l'Algérie.

Les personnes décédées sont toutes des Nigériens et "ont été abandonnées par un passeur". Sans secours et sans repère, "ils sont tous morts de soif", a expliqué la source sécuritaire. Les enfants décédés sont âgés de "six à douze ans", selon cette source.

Selon une autre source sécuritaire, les corps des huit migrants ont été découverts par une patrouille militaire nigérienne.

D'après Aïr-info, un journal nigérien en ligne basé à Agadez (nord), les victimes font partie d'une groupe de migrants en route pour l'Algérie, mais dont le nombre exact n'a pas été déterminé.

"Quatre hommes" membres du groupe "ont pu être secourus" mais sont "complètement déshydratés", a rapporté ce journal.

En juin 2016, les corps sans vie de 34 migrants avaient été découvert dans le désert entre le Niger et l'Algérie. Fin 2013, 92 Nigériens, dont de nombreuses femmes et enfants, étaient morts de soif dans le désert, abandonnés par des passeurs qui devaient les emmener en Algérie.

L'Algérie est devenue une destination privilégiée pour les migrants subsahariens.

Plusieurs milliers de Nigériens en situation irrégulière en Algérie, en majorité des femmes et des enfants, ont été reconduits vers leur pays depuis 2015 en vertu d'un accord entre Alger et Niamey.

En Algérie, nombre d'entre eux vivaient essentiellement de la mendicité, ont déploré les autorités nigériennes. Le ministère nigérien de l'Intérieur a plusieurs fois "attiré l'attention des migrants clandestins" sur "les risques qu'ils courent en tentant" cette "voie périlleuse savamment entretenue par des réseaux de criminels".

Pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté en 2015 une loi très sévère pénalisant leurs crimes, qui les rend passibles de peines allant jusqu'à 30 ans de prison.

Avec AFP

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