Dans un arrêt, le président de la Cour constitutionnelle, Loutfi Soulaimane, "demande au président (de l'Union des Comores, Ikililou Dhoinine) et au ministre chargé des élections (Mohamed el-Had Abbas) de prendre les mesures nécessaires pour organiser des partielles au plus tard le 15 mai" dans treize localités.
Cette décision pourrait, mathématiquement, remettre en cause les résultats provisoires de la présidentielle car le vainqueur, le colonel Azali Assoumani, ancien président et ex-putschiste, devance de quelque 2.000 voix seulement Mohamed Ali Soilihi dit "Mamadou", le candidat du pouvoir.
Le 10 avril, "des irrégularités et de graves actes de violences" se sont produits empêchant quelque 6.305 électeurs d'exprimer leur vote dans 13 localités de l'île d'Anjouan, selon Loutfi Soulaimane, qui invoque le droit et "la jouissance pleine et entière de tous les électeurs à s'exprimer".
La Cour constitutionnelle a ainsi donné partiellement raison à Mohamed Ali Soilihi, qui l'avait saisie pour demander la tenue d'élections partielles dans 15 localités où le vote avait été perturbé.
Le scrutin du 10 avril avait été émaillé d'incidents, notamment à Anjouan, l'une des trois îles qui forment l'Union des Comores: interruption du scrutin, bourrage d'urnes et actes de violences.
L'Union des Comores, petit archipel pauvre de l'océan Indien, a connu une histoire tumultueuse, jalonnée d'une vingtaine de coups d'Etat et tentatives (de putsch)azali depuis son indépendance de la France en 1975.
Avec AFP