Le premier ministre Boris Johnson juge le programme trop coûteux. "C’était une décision dure à prendre", a indiqué le chef du gouvernement britannique qui propose de remplacer ce programme, très prisé, par un autre plus global, moins couteux et baptisé du nom du mathématicien Alan Turing.
Désormais, l’Ecosse, l’Angleterre et le Pays de Galles ne participeront plus à Erasmus. Seule l’Irlande du nord continuera bénéficier de ce programme d’échange avec les pays européens.
C’est une situation qui frappe durement l’Ecosse où plus de 2.000 étudiants bénéficiaient de ce programme tous les ans.
"Pour moi, Erasmus a été le bénéfice le plus direct de la coopération européenne", a déclaré dans les colonnes du quotidien américain New York Times, Jack Boag, un étudiant en histoire et relations internationales à l'Université d'Aberdeen, en Ecosse. "C'est parti", se désole-t-il.
Avec le Brexit, "nos citoyens seront moins en sécurité et leur droit de travailler, d'étudier et de vivre ailleurs en Europe sera restreint", a regretté la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, citée par l’AFP.
Erasmus est l’une raisons citées pour expliquer pourquoi elle dit espérer que l'Écosse gagne son indépendance et puisse "rejoindre" l'Union européenne
Depuis sa création en 1987, neuf millions d'individus ont bénéficié d'Erasmus, dont des milliers de Britanniques.
Sur le plan économique, le programme Erasmus a permis à la Grande Bretagne d’engranger des millions de livres sterling.
En 2015, les étudiants étrangers ont injecté 25,8 milliards de livres (29 milliards d'euros) dans l'économie du Royaume-Uni, considéré comme la deuxième destination universitaire préférée au monde après les Etats-Unis.